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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 06:00

Pour lutter contre le réchauffement climatique et améliorer la production agricole mondiale, il faut favoriser la plantation d’arbres dans les terres agricoles, selon des experts.

Le grand acacia enrichit les sols en azote, remplaçant les épandages de fertilisants.

Le grand acacia enrichit les sols en azote, remplaçant les épandages de fertilisants. (World Agroforestry Centre)

Développer en même temps l’agriculture et la forêt, c’est possible, affirment des experts en agroforesterie. Leur objectif est de marier les pratiques agricoles avec le maintien ou le développement de la forêt, alors qu’extension des cultures riment généralement avec déforestation.

Selon une étude présentée cette semaine à Nairobi, au Kenya, à l’occasion du second congrès mondial de l’agroforesterie, 46% des terres agricoles mondiales sont aussi plantées d’arbres, avec un couvert forestier d’au moins 10%. Cette estimation, obtenue pour la première fois à partir d’images satellites, montre que l’agroforesterie est loin d’être marginale et qu’elle peut participer à la lutte contre les changements climatiques, souligne le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR).

Les arbres améliorent la qualité des sols, fournissent du fourrage au bétail ou du bois pour l’habitat et le chauffage. Les grands acacias africains (Faidherbia albida) permettent par exemple d’enrichir les sols en azote et de remplacer les fertilisants artificiels, selon des chercheurs du CGIAR. Cet arbre est très souvent planté dans les champs de millet, de sorgho, de coton ou de maïs en Afrique sub-saharienne (Sénégal, Mali, Soudan, Niger, Tchad, Ethiopie, Cameroun etc…). La particularité de ces grands acacias est de faire leurs feuilles à la saison sèche. Ainsi, au moment des plantations au début de la saison humide ses feuilles tombent et enrichissent les sols. A la saison sèche les cultures sont dormantes –il n’y a donc pas compétition pour les ressources- et les feuilles des acacias nourrissent le bétail.

Au Malawi, les rendements du maïs ont été améliorés de 280% sous le couvert des grands acacias par rapport aux champs sans arbres, ont rapporté des chercheurs au congrès de Nairobi. Les connaissances sont aujourd’hui suffisantes pour recommander d’étendre cette pratique, estiment les experts. Le Malawi et la Zambie recommandent déjà aux cultivateurs de maïs de planter 100 Faidherbia par hectare.

Le CGIAR milite pour que l’agroforesterie soit incluse dans les mécanismes de réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation (REDD). Cette stratégie officiellement adoptée lors du sommet sur le climat de Poznañ, en décembre 2008, prévoit de rémunérer les Etats qui lutteront contre la dégradation des forêts. Dans ce cadre, les agriculteurs pourraient être incités financièrement à étendre le couvert forestier sur leurs exploitations.

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