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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 07:00
Le réchauffement du climat menace les éleveurs de rennes du Grand Nord russe
Dans un nuage tourbillonnant de neige, des éleveurs de rennes de la péninsule de Kola, dans le Grand Nord russe, mènent des milliers de bêtes haletantes à l'abattage, qui a été repoussé de plusieurs mois en raison du réchauffement climatique.

 

 

Dans un nuage tourbillonnant de neige, des éleveurs de rennes de la péninsule de Kola, dans le Grand Nord russe, mènent des milliers de bêtes haletantes à l'abattage, qui a été repoussé de plusieurs mois en raison du réchauffement climatique.


Car les hivers doux de ces dernières années ont forcé les peuples autochtones à changer d'habitudes.

"Nous avons été obligés de repousser l'abattage de décembre à février parce que les lacs n'avaient pas complètement gelé. Ce n'est pas un petit problème, mais plutôt un énorme pour nous, et un souci permanent", explique Vladimir Filippov, un éleveur de l'ethnie des Komis qui dirige la ferme Toundra, principal employeur de Lovozero, un village reculé.


Pour l'heure, seul le léger vrombissement des moto-neiges remplit l'air gelé de cette étendue blanche qui s'étire à perte de vue. Jusqu'à ce que les rennes n'arrivent, en une masse compacte. Ils viennent de parcourir 50 km.

Autour d'eux, les éleveurs agitent les bras pour les orienter. Lorsque l'un des animaux tombe d'épuisement sur la neige, ils le traînent par les bois jusqu'à des traîneaux qu'ils tirent ensuite par leurs moto-neiges.

Conséquence des modifications du calendrier des migrations, ces bêtes ont perdu près de 20% de leur poids, soit quelque 10 kg, au cours des mois supplémentaires passés dans la toundra.


Alors que la viande se vend entre 4,34 et 6,01 dollars (3,18 - 4,42 euros) le kilo, le manque à gagner peut atteindre jusqu'à 167.000 dollars (environ 123.000 euros) par an pour la ferme. "C'est une perte énorme", soupire M. Filippov.

Au cours de la dernière décennie, les températures moyennes ont augmenté de 0,7 degré celsius et les images satellitaires montrent que le pôle arctique fond, constate Anatoli Semionov, de l'agence régionale de surveillance climatique de Mourmansk.


Toutefois, comme de nombreux scientifiques russes, il ne croit pas au réchauffement climatique, mais pense que c'est un des cycles de la planète.

Mais pour les éleveurs de rennes, même si l'hiver 2009-2010 a été plus froid que ceux des années précédentes, ce phénomène est une réalité.


Selon Vassili Pidgaïetski, les changements climatiques ont perturbé le cycle de reproduction. Par ailleurs, les rennes ont de plus en plus de difficultés à brouter le lichen. Le dégel, suivi de pluies gelées, recouvre en effet ce végétal d'une couche de glace, le rendant inaccessible aux troupeaux.


Dans ce contexte, la ferme Toundra est obligée d'innover pour faire face à la menace grandissante du réchauffement.

L'an dernier, répondant à une offre de bourse de la Banque Mondiale, elle a proposé de construire des réfrigérateurs alimentés par des éoliennes, près des pâturages, pour éviter de traverser la vaste toundra pour l'abattage.


"Nous pourrions abattre les rennes sur place en décembre et ramener la viande au village par moto-neige", explique Viktor Startsev, directeur financier de la ferme.


Une idée radicale qui n'est pas sans susciter l'opposition des peuples autochtones Saamis et Komis, toujours attachés à leur mode de vie ancestral sur la péninsule.


"Bien sûr, la vieille génération dit que ce n'est pas bien", reconnaît M. Startsev.

"Nous sommes toujours inquiets, pas seulement à cause du changement climatique", dit M. Filippov. "Je crains que si les gens n'accordent pas d'attention à l'élevage des rennes, cela disparaisse tout simplement", conclut-il.

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